200 000 visiteurs, une tagline qui tranche (« impact, not illusion »), un État qui industrialise un agent unique pour ses fonctionnaires, NVIDIA et Mistral qui bâtissent un compute souverain. L'édition anniversaire acte une bascule : l'IA quitte la démo pour la production.
Bilan de clôture annoncé par l'organisateur. Le nouveau Hall 7, sur trois étages, ajoute 30 % de surface. À distinguer des prévisions d'avant-salon (180 000 attendus).
Jeff Bezos (Amazon & Blue Origin) ouvre le 17 juin ; Bernard Arnault (LVMH) porte la voix du luxe. Le 18 juin, Narendra Modi rejoint Emmanuel Macron. Côté infrastructure, le GTC Paris de NVIDIA (Jensen Huang) partage la scène avec Arthur Mensch (Mistral AI) pour acter le compute souverain européen.
Aux VivaTech × Bloomberg Awards, Yann LeCun (AMI Labs) reçoit le Momentum Award. Sessions, liens et enjeux : page Conférences clés.
La veille du salon, le 16 juin, le Premier ministre Sébastien Lecornu déroule sept annonces IA. Trois marquent : 655 M€ via France 2030 ; « L'Assistant », agent souverain pour les agents publics avant fin 2026 (motorisé par Mistral) ; un chatbot santé sur Ameli.fr.
Le cap est inscrit dans le plan « Osez l'IA » : 100 % des grandes entreprises, 80 % des PME/ETI, 50 % des TPE d'ici 2030. L'État ne pilote plus des pilotes : il déploie des systèmes gouvernés et souverains.
Quatre lignes de force traversent l'édition. Ce qu'elles impliquent, côté stratégie, est décrypté dans Le regard Keyrus.
Des assistants isolés aux systèmes d'agents gouvernés. La valeur quitte le modèle pour l'orchestration.
NVIDIA adoube Mistral, champion européen du compute (Mistral Compute). La question : « sous quelle maîtrise ? ».
L'IA devient une infrastructure que l'on produit en série, pas une démo.
World models et robotique : l'intelligence quitte l'écran pour agir dans le réel.